Raymond Oesknar

"Auvairniton Bourgrire" Mes récits sur la seconde guerre mondiale

Maman, je suis soldat dans les Auvairnitons Bourgrires !

Récit écrit le : par : Raymond Oesknar , tiré du livre : "Auvairniton Bourgrire" mes récits de 39-45 .

Tu sais maman, je ne suis pas fier à t'écrire cette lettre, je suis dans l'interdiction de te parler de mes missions secrètes, maman, je suis soldat dans le régiment des auvairnitons-bourgrires depuis plusieurs semaines, avec Marius, Charles, Bernard et Bruno nous sommes envoyés en mission pour neutraliser des armes anti-aériennes qui empêchent nos avions de progresser.

Si tu savais maman à quel point ces missions sont dangereuses, la seconde a bien failli me coûter la vie mais heureusement que Bernard était là sinon je ne serais plus capable de t'écrire quoi que ce soit et je ne sais même pas si mon corps aurait été rapatrié...

Lors de notre deuxième mission, nous devions détruire des canons 88 mm pour permettre à nos avions de bombarder la zone Allemande, je me suis retrouvé en face de plusieurs Allemands armées jusqu'aux dents, j'étais à bout de munition et bloqué à cause de plusieurs débris qui me bloquais le passage, mais heureusement que Bernard a eu l'idée de faire une entrée en envoyant sa dernière grenade.

J'ai bien cru que ma dernière heure était arrivé, mais s'il te plaît maman, ne dis rien à personne, les opérations d'auvairniton-bourgrire son classé secret défense, je risque la cour martiale si quelqu'un me surprend à t'écrire ces quelques lignes et de te parler en détail des missions "suicide" où nous sommes envoyés.

Tu sais maman, nous risquons nos vies pour la bonne cause, plus nous détruisons de canons et d'Allemand plus notre ennemi prend du retard pour s'avancer chez nous, j'espère seulement que nous ne faisons pas ça pour rien et que les alliés vont bientôt venir nous délivrer.

J'espère maman que tu es en sécurité, à tu des nouvelles des pays alliés qui viendrait nous sortir de cette guerre horrible ? Car ici, certains disent que l'armée Française va se rendre et que les Allemands vont occuper notre joli pays...

Maman, je t'aime et je t'embrasse très fort
Ton fils Raymond Oesknar