Raymond Oesknar

"Auvairniton Bourgrire" Mes récits sur la seconde guerre mondiale

Maman, je crois qu'on nous a trahis !

Récit écrit le : par : Raymond Oesknar , tiré du livre : "Auvairniton Bourgrire" mes récits de 39-45 .

Tu sais maman, je reviens pourtant d'une mission très dangereuse qui a bien failli me coûter la vie, j'ai dû faire face à plusieurs Allemands, j'avais presque plus de munitions, j'ai bien cru à un instant que c'est mon heure avant que Bernard me sauve in-extrémiste de cette situation...


Mais la nouvelle qui circule depuis hier est très grave, des frères, des compatriotes d'armes serait dévoué à l'ennemi Allemand ! Normalement ici, tous les soldats sont des frères de sang, il semblerait que ces traites nous enverrai à des morts certaines pour sauver leurs propres personnes!

Maman, tu t'imagines pas à quel point je suis déçu, j'aurais donné ma vie pour n'importe quelle compatriote ici même, nous sommes tous dans le même navire, notre vie dépend aussi des autres, comment expliques-tu que le traître se rapproche d'un ennemi aussi ignoble, tout le monde ici parle pourtant des trains qui partent en direction de nulle partie !

Tu en as entendu parler maman . Il paraît que des milliers de personnes sont priés de partir de leur logement et de prendre seulement leurs objets de valeur . Il partirait ensuite dans un train mais ensuite plus personne n'aurait des nouvelles!

Du coup je compare nos traîtes à notre ennemi, tu sais maman, la guerre n'est bénéfique à personnes, dans les deux camps nous perdons des proches et des amis, la guerre est bénéfique seulement aux personnes qui font les armes, nous vivons vraiment une drôle d'époque.

Mais tu sais maman, des bruits de couloir circulent déjà, j'ai déjà eu vent de quelques noms ici et là, un certain Nimajneb et Tnerual serait suspecté de donner des informations cruciales aux Allemands, enfin, pour le moment c'est seulement des bruits de couloir, certains frères mèneraient une enquête discrète en interne en espère que ces mêmes frères ne sont pas eux-mêmes les traîtres, malheureusement on est plus sûr de rien.
Crois-tu que je peux faire confiance à tous mes collègues que je t'ai déjà parlés . Marius, Bernard, Charles ou Bruno ? Pour être sur place avec eux et pour avoir bravé bien des dangers, je peux même te dire que j'espère bien rester en contact avec mes amis, on pourrait s'envoyer des lettres pour échanger sur nos projets futurs, nos enfants etc.

Mais pour le moment c'est la chasse aux collabos et je ne pensais pas le moindre du monde qu'un jour je serais dans l'obligation de dénoncer un frère! Tu sais, la dernière mission que j'ai faite, je prends des risques à t'en parler, normalement je ne devrais pas, mais je fais partie du régiment des auvairnitions bourgrires maman , je suis envoyé en mission très dangereuse qu'on appelle ici les missions suicides, avec mes amis que je viens de citer, nous avons traversé des épreuves très compliquées et je me demande si les Allemands n'ont pas été prévenus de notre visite par les traîtres que nous soupçonnons.

Maman, je dois te laisser, les cornes viennent de sonner et une très longue nuit nous attend, nous devons de nouveau contenir l'ennemi dans nos tranchées de fortune avec de l'eau jusqu'au genou.

Je t'aime Maman...