Raymond Oesknar

"Auvairniton Bourgrire" Mes récits sur la seconde guerre mondiale

Je peux enfin crier victoire

Récit écrit le : par : Raymond Oesknar , tiré du livre : "Auvairniton Bourgrire" mes récits de 39-45 .

Ce qui me frappe le plus quand je réfléchis à toute cette période, c'est que l'ennemi était vraiment prêt à tout pour en venir à ses fins, mensonges et manipulation faisaient partie de leurs habitudes, tous les coups étaient permis pour s'imposer et dominer la France!

Raymond Oesknar

Les trahisons ont malheureusement été très nombreuses de notre côté, le sang de notre sang a dénoncé à plusieurs reprises nos opérations clandestines des Auvairnitons Bougrires, même notre mascotte canine était bien plus fidèle que certains compatriotes avec qui j'entretenais de bonnes relations de tranchées, cher journal, tu ne peut pas t'imaginer à quel point l'humain me déçois encore une fois de trop, à mon retour, je vais reprendre la ferme des Tranchard située à six kilomètres de chez mes parents, je vais me réfugier dans ma bulle avec mes animaux pour me produire en nourriture de façon à rester le plus loin possible de l'humain!

Quand je pense que certains frères d'armes pensent s'orienter sur des conservations d'armes ou véhicules d'époque, à leur place je ne conserverais rien de cette période qui a été vraiment horrible et trop lourde en bilan humain, qui cela pourrait intéresser ? Des musées peuvent être mais pour le moment le pays est entièrement à refaire, j'espère que notre petit village de La Membrolle Sur Longuenée n'a pas été détruis par les bombardements....

Mais dans quatre vingt dix pour cent des cas la plupart des anciens soldats de la Seconde Guerre mondiale vont aller dans des forums du métier pour revoir leur parcours professionnel qui ont été légèrement perturbé malgré eux, Marius se voit très bien dans la peau d'un boulangé et il sait déjà comment faire la publicité sur l'ardoise, un slogan signé Marius bien sûr avec "Venez goûter mes boules...", sacré Marius il ne changera donc jamais, la seule chose avec lui, c'est qu'il ne faut jamais parler des missions d'Auvairniton Bourgrire, je pense qu'elle lui laisse vraiment de trop mauvaises images en tête...

Cher journal, il est temps pour moi de te laisser encore une fois, la route est encore très longue pour rejoindre maman, je continuerais à venir t'écrire les passages importants de ma vie et j'espère que la mort et la tristesse seront un lointain souvenir....

Auvairniton Bourgrire