Raymond Oesknar

"Auvairniton Bourgrire" Mes récits sur la seconde guerre mondiale

Attaque Allemande surprise dans les Ardennes !

Récit écrit le : par : Raymond Oesknar , tiré du livre : "Auvairniton Bourgrire" mes récits de 39-45 .

Le soleil vient à peine de ce lever et nous sommes déjà dans le véhicule pour partir aider nos compatriotes qui viennent de subir une attaque choc de l'ennemi Allemand, ici c'est comme un air de routine qui est dans la tête de chacun nous dormons et nous nous levons dans la peur de mourir ou de prendre une balle fatale au combat.

Auvairniton bourgrires Ardennes et Dromardennes

Ce jour-là, la météo était clémente avec nous et d'après quelques informations, l'ennemi serait quatre fois moins nombreux que nous, en voilà enfin une bonne nouvelle après toutes les petites batailles que nous avons perdues, pensez-vous que les Allemands fondent le poids contre notre défense ? À moins qu'il possède une potion miracle, je ne vois pas comment nous ne pourrions pas les faire reculer!

Les Ardennes sont à à peine deux heures de notre campement provisoire, nous allons donc arriver sur place rapidement, cher journal, si tu savais comme j'en suis marre de cette guerre inutile qui verse que sang et misère, je vais tuer pour protéger mon pays et notre liberté, je ne vais pas tuer des Allemands pour le plaisir...
À peine arrivé sur place et que l'adjudant nous dit ces ordres, il faut courir pour appuyer les tanks qui tirent à vue, pas de pitié pour l'ennemi, ce n'est pas très important de conserver des prisonniers si vous voyez ce que je veux dire !

Les jours se suivent et se ressemblent, les Allemands sont d moins en moins nombreux et nous pesons tous où cette bataille est pour nous, nous avons enfin réussi à faire rebrousser chemin à cet ennemi invincible qui fait verser trop de sans sur notre sol.
Pendant cette bataille qui a duré plusieurs semaines, j'ai tué des dizaines d'Allemands et j'ai presque honte de dire que plus j'en tuais plus j'étais content de rendre tout le mal qu'ils ont fait à mes proches ou mes amis, Charles et Bernard, nos soldat des Auvairnitons Bourgrires , tué pendant une lutte de tranchée presque banale, je vois encore les images comme si c'était hier, j'ai tellement de haine pour tous ceux qui nous ont fait du mâle que je deviens une véritable arme vivante !

Je ne sais pas ce que ce passe dans ma tête, mais je ne me reconnais pas, que la victoire ou la défaite se profile à l'horizon, cette guerre aura changé ma vie à tout jamais ...
Vers fin janvier, la victoire est là mais à combien de vie humaine encore une fois....